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FemAid

Articles avec #actualite

FEMAID, une association engagée

27 Janvier 2014, 12:58pm

Publié par Carol Mann

Fondée en 2000 par une sociologue engagée, FemAid est une association française Loi 1901, n° de SIRET 53493390800012, indépendante et non-affiliée, basée à Paris qui défend les droits et la dignité des femmes et des enfants dans des zones de conflit, à travers des projets de éducatifs et sanitaires.

Femaid prend la suite de l’association 'Enfants de Bosnie' qui s'est chargée de projets éducatifs à Sarajevo pendant la guerre en Bosnie ainsi que la reconstruction de l'école primaire Skender Kulenovic à Dobrinja
À partir de 1999 jusqu'en 2005, travaillant avec une association féminine, RAWA, nous avons aidé des réfugiés afghans au Pakistan, en subventionnant un orphelinat, une école et des projets sanitaires.

Depuis, nous avons mis des projets importants en place en Afghanistan, en partenariat avec une association afghane HOLD-AFGHANISTAN, en particulier une bibliothèque pour enfants et un centre pour femmes et enfants à Farah, près de la frontière iranienne. D’autres projets comprennent des cours pour accoucheuses illettrées en milieu rural.
Depuis 2010, nous travaillons en République Démocratique du Congo, en particulier à Kisangani et à Bukavu. Travaillant avec des associations féminines , dont actuellement nos partenaires AFIA-FEV à Bukavu, une association d'infirmières nous avons mis en place des cours de self-défense pour les filles et offrons des bourses pour l’apprentissage de métiers dans une école technique (électronique, énergie renouvelable etc.) à des jeunes filles de milieu défavorisé et/ou victimes de violences sexuelles.

D'autres projets en été réalises au Sénégal, au Nepal et en Inde.

2014 apporte de nouvelles ouvertures.

Chaque fois, ce sont des projets ciblés, soutenus jusqu'au bout, fondés sur une analyse approfondie de la situation, en collaboration avec de petites associations de femmes locales.

En janvier, nous avons apporté une aide ponctuelle à des réfugiés syriens dans le camp de Chatila au Liban. Cette aide se poursuivra avec l'aide d'amis libanais sur place
A partir de février nous financerons des cours d'anglais pour des jeunes filles scolarisées à Farah en Afghanistan, dans le centre que nous avons intié en en 2008

Nous poursuivons le soutien à l'enseignement des méttiers pour jeunes filles à Kisangani et Bukavu, République Démocratique du Congo


Non affiliées à un quelconque parti politique, nous nous considérons comme un groupe de féministes convaincues de la nécessité de mettre en pratique nos principes, luttant pour un troisième millénaire démocratique où les hommes aussi bien que les femmes seront libérés de toute forme de discrimination sociale, nationale et religieuse.

Nous ne travaillons pas avec de grandes ONG, uniquement avec des petites associations sur place. Donc nos revenus sont précaires et dépendent de donations de ventes annuelles et des droits d'auteur sur nos livres et articles liés à cette thématique.

Pas de frais de bureua, ceux pour la gestion réduite à un minimum, près de 100 % des sommes récoltées partent pour soutenir les causes en cours.
Vous pouvez nous contacter à infoATfemaid.org

Voir aussi notre autre association loi 1901 Women in War qui est destinée à l'étude de la thématique du genre et conflits armés avec des événements en zone de guerre

www.womeninwar.org

et voir/nous écrire à travers notre page Facebook

Voir aussi l'article dans 'Genre et Action ' édité par le Ministère des Affaires Etrangères http://http://www.genreenaction.net/spip.php?article6924

Apprentissage de métiers pour jeunes filles en RDC

27 Novembre 2013, 23:21pm

Publié par Carol Mann

Depuis 2011 à Kisangani et depuis 2012 à Bukavu, nous avons mis en place des bourses pour des jeunes filles destinées à l'apprentissage de métiers, en particulier, l'électricité, l'électronique et l'énergie renouvelable.

Nous aidons de futures électriciennes à obtenir des bases pour l'apprentissage des énergies renouvelables. Même si celles-ci ne sont pas encore enseignées, cette formation s'intègre dans le projet sur les énergies renouvellables est mis en place avec l'association Ecoboyoma récemment créée pour mettre en place des projets liés à la préservation de l'environement et l'utilisation d'énergies alternatives. Les étudiantes représentent, pour le moment moins de 5%, il est urgent de les encourager.

Nous nous sommes engagées pour le financement de cycles longs sur quatre années, permettant l'obtention de diplômes.
Les jeunes filles sont minoritaires (comme en France) dans ces écoles techniques destinées aux hommes, mais toutes sont conscientes que cet apprentissage leur permettra une autonomie financière tout à fait inédite .

À Kisangani, nous travaillons avec Liliane Salumu de l’université de Kisangani.

A Bukavu avec Semy et Béatrice de l'association AFIA-FEV, un intrépide association d'infirmières qui travaillent avec des victimes de violence sexuelle et des enfants des rues

A la rentrée de 2013, nous avons inscrit dix étudiantes à Kisangani et sept à Bukavu.
Pour soutenir la scolarité, les frais, le matériel scolaire, l'uniforme (obligatoire) d'une personne, il suffit de 500 € par an. Toute somme moindre sera affectée aux frais d'inscriptions ou de matériel.

Contactez-nous pour tout détail supplémentaire: info(AT)femaid.org

Et vous pouvez envoyer votre don par PayPal

apprenties-electriciennes

apprenties-electriciennes

apprentissage  du métier d'éléctricienne à Bukavu (RDC)

apprentissage du métier d'éléctricienne à Bukavu (RDC)

Apprentissage de métiers pour jeunes filles en RDC

Soutenir une étudiante en genre et conflits armés à l'Université de Kisangani

27 Novembre 2013, 16:05pm

Publié par Carol Mann

Soutenir une étudiante en genre et conflits armés  à l'Université de Kisangani

Depuis septembre 2012: DES BOURSE D'ETUDES POUR LES ETUDIANTES DE L'UNIVERSITE DE KISANGANI (RDC)

L'Association FEMAID a mis en place des bourses d'études pour des étudiantes à Kisangani.

Une partie est destinée aux étudiantes en genre à l'université, l'autre à des jeunes au Lycée professionnal Chololo qui s'intéressent à l'énergie renouvelable.

L'université de Kisangani, située en pleine forêt tropicale congolaise à 1 700 km de Kinshasa est en train de mettre en place un département consacré à l'étude du genre. C'est particulièrement important puisqu'il s'agit d'une université les plus importantes du pays, située dans une zone de conflits et proche de régions où ont lieu des viols collectifs. Une pareille refléxion est donc urgente, ce qu'a démontré un séminaire que nous avons mené sur place en septembre 2011.

Cependant, pour des raisons économiques, il y a bien moins d'étudiantes que d'étudiants: comme en maints autres endroits, les études masculines sont privilégiées.

Nous avons mis en place un projet de soutien aux étudiantes en sociologie qui désirent mener une recherche sur le genre et conflit, ainsi qu'une étude liant genre, reconstruction et développement, comprenant un travail sur l'utilisation d'énergies renouvelables.

La sélection des lauréates de cette bourse d'études se fait par le bias du département de sociologie et du CEREPSAN et de l' Association ARED (Actions et Réalisations pour le Développement), de Kisangani.

Cette formation s'intègre dans le projet sur les énergies renouvellables est mis en place avec l'association Ecoboyoma récemment créée pour mettre en place des projets liés à la préservation de l'environement et l'utilisation d'énergies alternatives.

Une fois de plus, notre sponsor principal été le groupe d'amis SAMATA à qui nous adressons nos remerciements.

Le projet sur les énergies renouvellables est mis en place avec l'association Ecoboyoma récemment créée pour mettre en place des projets liés à la préservation de l'environement et l'utilisation d'énergies alternatives.

Contribuez généreusement à cette initiative unique et urgente par Paypal (www.femaid.org) ou par un chèque à l'ordre de Femaid ' (l'adresse sera communiquée à la demande)

BIBLIOTHEQUE/CENTRE POUR FEMMES ET ENFANTS pour la jeunesse /LIBRARY/CENTRE FOR WOMEN AND CHILDREN , Farah, Afghanistan

26 Novembre 2013, 17:47pm

Publié par Carol Mann

BIBLIOTHEQUE/CENTRE POUR FEMMES ET ENFANTS pour la jeunesse /LIBRARY/CENTRE FOR WOMEN AND CHILDREN , Farah, Afghanistan

Une bibliothèque/CDI et centre pour femmes et enfants en Afghanistan

A public library and centre for women and children in Afghanistan

with HOLD, a Kabul/Farah based NGO

a FemAid/HOLD joint project

opened in May 2009

inaugurated November 1st 2009

but still going strong!

We are still helping to support this great library with new educational projects such as training of birth attendants

Nous continuons à soutenir cette bibliothèque avec de s projets éducatifs telle que la formation des sages-femmes des villages

Background

Farah is situated in Western Afghanistan, near the Iranian border, between Herat and Kandahar. It is one the rural regions that have been ignored by major aid agencies, with the notable exception of PRT which have been active in many fields.Population estimates vary through lack of official documentation and the sheer difficulty in undertaking any such research, but 200 000 inhabitants make up a conservative estimate.

This is a remote area indeed where women’s lives are extremely hard, to the point that self-immolation is a frequent occurrence [1]. The level of health and literacy is extremely low, infant and maternal mortality are very high [2]. This is a region crying out for help.

FemAid, a French charitable organisation, is the only non-Afghan charity involved in the Farah area.

For three years, we had been working on a library/early learning centre project.. We launched it in temporary premises, with the help of a local grass- roots women's association and PRT. Then in May 2009 , the project expanded to a fully-fledged women and children's centre. More than library it also houses various courses and counselling activities, run exclusively Afghan women, thereby becoming a true social centre in the midst of Farah.

Our target audience are young women and their children, that is to say most of the school-going population in a region where girls are married by the age fourteen to fifteen and have children immediately. It seemed to us pointless to enforce school education and literacy when no books were available afterwards. This project is primarily designed to help schools in their long-term mission.

In 2008, we bought a very large amount of Persian-language books in Kabul and then in 2009 another consignment of children's books, encyclopedias, reference books and toys in Mashad (Iran) for this library. Pashto and English-language books and teaching methods were also acquired in Kabul. The temporary library served as a revolving library for schools in the Farah province. School directors borrowed books on a regular basis for their school. We also bought 60 encyclopedias for 60 schools.

We were careful to choose books respectful of Islamic law and Afghan custom,to avoid any adverse reaction, fiction and non fiction, world literature, works covering the fields of sciences, history, technology, practical medicine, first aid, childcare, home economics , as well as reference works (encyclopaedias, dictionaries and teaching aids).

The early-learning centre is equally important in Afghanistan where children are perceived as incomplete adults and the specificity of childhood is denied.

Getting an independent centre started

FemAid has been involved in this project since its inception. There is no giving up. With our implementing partner HOLD, we decided to work on a structure that would be culturally, socially acceptable, even in these exceptionally difficult circumstances. Having all the local contacts (essential for such a project), this was feasible. PRT was very encouraging as well.

With HOLD, our implementing partner and sister association in Afghanistan, a grass-roots organisation,we decided to transfer the whole project and open a women’s centre, a place where young women feel comfortable to go with their children We rented a building, installed a family and guard and transferred the books and toys. All this has been successfully undertaken in the month of May 2009. Shelves, tables, chairs were built, carpets put down.

The library in the centre is the first of its kind; furthermore, girls have been attending massively school since the fall of the Taliban. There is a 8000-strong student population in the city. It is located near the nearby Mirman Nazoo girls' school. There are 3000 female pupils there, studying in shifts, many of them former refugees, of which half of them are married and many mothers (marriage takes place quite often at 13 or 14 if not before).

The centre was opened in May 2009

In October, the PRT generously donate a large office package which comprised furniture (including the oversized couches that are 'must' in any Afghan administration), computer, printer, paper. We can only hope that electricity lasts longer than three hours a day so that everyone can enjoy this equipment

The Center comprises :

A library

An early-learning centre where children learn from playing (the first of its kind in Afghanistan)-

A centre for various courses (literacy, English maths)

A counsellng centre: for the moment,

Today in 2013 the Centre runs the following

Computers and internet

Health and psychological counseling

Health education including reproductive health

Legal counseling and women’s rights, both constitutional and Q’uranic :

Income-generating courses

Some articles by Carol Mann linked to this project

1] Carol Mann : le suicide des jeunes filles afghanes, Terra, 2006: http://www.womeninwar.org/cmann_shahide.html
2] Carol Mann : ‘Afghanistan’s dying mothers” Pakistan Daily Times, 11.2/08 http://www.dailytimes.com.pk/default.asp?page=2008\11\02\story_2-11-2008_pg3_6
3] Carol Mann : Un projet de bibliothèque pour jeunes en Afghanistan, Sisyphe Montréal) 1/27/07
4] Carol Mann : L’enfance est-elle possible en Afghanistan, Enfance et Psy, november 2008

www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE = EP_040_0165

Background situation :

Since the fall of the Taliban, an increasing number of children and young people have been attending school, more in fact than ever before as an effort has been made even in the remotest provinces to enrol students of every age. This is why classes are filled with pupils aged anywhere between seven and twenty, as young women are eager to get some kind of education. Even in distant villages, there has been a demand for schools. Furthermore an increasing number of children and adolescents have been returning to Afghanistan after many years abroad, forming the bulk of the 3. 5 million returnees that have been finding the way home since 2001. In exile as refugees, many had the opportunity to lean English and other foreign languages. Today there are no public libraries and those that exist have meagre resources and are attached to universities, principally Kabul university where there are rebuilding projects with US partner universities, therefore only available to students.

A convivial library, well equipped in books, learning material, films and music with a language laboratory for individual learning of languages is of of the utmost necessity. Literacy classes are useless if no appropriate reading material is provided. Furthermore, without libraries, it would be impossible to maintain any previous knowledge of foreign languages as well as learning new ones, as young people fluent in English and other languages have generally chosen to work for NGOs rather than go for poorly paid teaching.

Projects aimed at youth are vital in a country where the median age of the Afghan population is 17.5. This library is aimed at young students in primary and secondary schools and their teachers : because many girls learn to read at a comparatively late age, primary schools often bring together young boys and teenage girls. A special section is reserved to very young children who are usually cared for by their older sisters or young mothers : illustrated books and toys await them whilst their siblings use the other library facilities.

More than a library, this is a place for exchange and communication, study and active workshops, in collaborations with other efforts to build up a civil society.

In the future, through computers and Internet facilities, links with other schools and cultural youth groups worldwide could be established. This centre, situated in one of the key areas of Afghanistan could be at the centre of many cultural exchanges between young people and schools East and West.

From every point of view this is a pioneering project which will further Education for All and be of great help to the schools in the area.

Furthermore, for a society emerging from over a quarter of a century of war, a special area within the library with learning activities designed for young children will contribute to enrich perceptions of childhood generally. Half the pupils in the Mirman Nazoo are married and mothers, so the idea is that they could come to the library with their children. Playing as a learning activity for children does not exist, because the concept of childhood as a period of discovery, learning and development is inexistent. Just as in pre-Enlightenment Europe, a child is considered just an incomplete, immature non-sexual adult who has to train for future hardship, especially girls. An area devoted to an Early Learning Centre, with creative games and toys will certainly advance the cause of childhood here.

Project management :

This project was the brainchild of FemAid, a registered charity in Paris and was helped by the ACA Gallery in Toronto which organizes and promotes art shows to support charitable causes.

Today the Afghan NGO, HOLD runs this project to which we continue to contribute

Why build a children's library in a war-torn country ?

On one level it seems self-defeating, pointless if Taliban are going to torch it. Should we stop at that ? The challenge is a far more vital one. The intensity of my first voyage to Farah in June 2006 reminded me of my initiatory trip to wartime Sarajevo in the summer of 1994, I had encountered, for the first time this particular mixture of despair and hope. With Azra, an amazing woman from the city who had reorganized the education system in her neighbourhood, we dreamt of rebuilding their school. In those days, the siege felt interminable and the return to a normal life seemed beyond the scope of imagination. But somehow it happened : together we created a small charity called ‘Enfants de Bosnie’ with the official patronage of UNESCO, the active help of the Council of Europe, the Swiss government, the Conseil régional de l’Île de France and the French contingent of UNPROFOR stationed in Sarajevo, the miracle occurred. School children all over the world participated with letters, drawings and fund raising. The Skender Kulenovic school in Dobrinja is the most beautiful in the Balkans- see www.os-sk.edu.ba/historijat.htm. In the middle of the siege, whilst the future of Bosnia was uncertain, we managed to register the school on the UNESCO Associated Schools project scheme which turned it into Bosnia’s famous school !

Likewise, the seemingly improbable library project remains emblematic of a future for the new generation of Afghans as well as our own kids. Their fates are intertwined : what affects women in Afghanistan ends up having consequences in our own world, as the rise of reactionary politics all over the world ominously demonstrates. Sharing literacy, literature, arts and games, a culture that is neither consumer nor religion orientated, creating a common set of references through positive dreams and social ideals may create bonds that wars and politics might have otherwise irretrievably destroyed. The fight goes on, for them, for us. And in our globalized society, your help will make a difference not just in Afghanistan, but in your own environment.

Carol Mann

BIBLIOTHEQUE/CENTRE POUR FEMMES ET ENFANTS pour la jeunesse /LIBRARY/CENTRE FOR WOMEN AND CHILDREN , Farah, AfghanistanBIBLIOTHEQUE/CENTRE POUR FEMMES ET ENFANTS pour la jeunesse /LIBRARY/CENTRE FOR WOMEN AND CHILDREN , Farah, Afghanistan

UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION CONCERNANT LE VIOL ET L'EXPLOITATION MINIERE EN RDC

8 Janvier 2013, 17:21pm

Publié par Carol Mann

UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION CONCERNANT LE VIOL ET L'EXPLOITATION MINIERE EN RDC

L’économie mondialisée et le viol en RDC : les rapports occultes

ET S’IL Y AVAIT UN RAPPORT ENTRE L’ORDINATEUR SUR LEQUEL VOUS LISEZ CET ARTICLE ET LE VIOL EN RDC ?

De plus en plus de facteurs concordants indiquent qu’il y une corrélation directe entre les viols de masse en RDC et l’exploitation des matières premières essentielles à la fabrication de nos outils informatique quotidiens.

Chacun de nous pourrait changer l’état des choses en exigeant la transparence de la part des fabricants

FemAid avec Women in War lance une campagne de sensibilisation qui devrait mener à:

- une journée de grève internationale de téléphone portable

- cette journée sera consacrée à des débats sur le lien entre l’exploitation des ressources et les abus des droits humains partout au monde

- une pression de toutes les associations et les individus associés à cette action sur les fabricants

- l’exigence d’un sticker marqué Violence-Free Technology, apposé par les fabricants qui se sont engagés à la transparence

- les fonds recueillis par cette campagne financeront des cours de self-défense en RDC pour les jeunes filles-

Dans l’ordre

- Nous travaillons à la création d’un clip pour You-Tube et une page Facebook

- Nous avons besoin de votre soutien et celui de tous les organismes qui désirent devenir des relais pour mener à bien cette action ambitieuse

- Disseminez l’information, organisez de votre côté des événements

Le comportement des consommateurs a pu réduire le recours au travail des enfants pour les articles de sport en Inde, Pakistan et au Bangla-Desh.

Les films précisent à présent qu’aucun animal n’a été mal traîté pendant le tournage

Et si nous refusions l’électronique issue de la violence ?

Cela ne tient qu’à vous.

Mobilisez-vous

Pour tout renseignement

Pour tout renseignement Contact FemAid info@femaid.org

L’économie mondialisée et le viol en RDC : les rapports occultes

Nous vivons dans un univers électronique fait de téléphones portables, d’ordinateurs de plus en plus légers, d’appareils photos, de MP3, tous renouvelés à une cadence accélérée. Combien d’entre nous se penchent-ils/elles sur l’origine des matériaux utilisés pour la production de ces outils à présent indispensables pour la vie de tous les jours ?

Les principaux métaux utilisés pour leur confection comprennent l'or, la cassitérite, le wolframite. Le coltan, radio-actif renferme la columbite et la tantalite qui produisent un métal qui résiste à la corrosion et qui se vend au prix de l'or, sur les marchés officiels. Ces minerais servent à la fabrication de composants électroniques pour des objets de notre quotidien, comprenant : les ordinateurs portables, les appareils médicaux de tout genre, appareils photos, caméras, GPS, armement télécommadé (drones, missiles)? XBox, Nintendo, MP3, tablettes, lecteurs électroniques et les plus emblématique de tout, les smartphones, téléphones portables. Selon les statistiques d'Erikson de juin 2012, 87 % de la planète serait équipé, ce qui représente quelques 6,2 milliards d'abonnements téléphoniques

Avant de se retrouver en Chine, ces minerais sont exportés clandestinement, rachetés et re-expédiés par des negotiants venus du monde dit développé, et des abus des droits humains accompagnent chaque étape

Les minerais employés pour leur fabrication appartiennent au secteur dit ‘minerais de conflit’ ou ‘minerais de sang’ qui proviennent largement de l’est de la RDC, siège de conflits armés actuels d’une brutalité extrême. C’est dans cette région que se déroulent les guerres les plus sanglantes de la fin du XXe siècle et du nouveau millénaire[1]. Parmi les atrocités qui se déroulent au quotidien, figure en bonne place le viol, véritable arme de guerre.

Les statistiques - toujours en-deça de la réalité- sont terrifiantes. Rien que pour une année 2006-2007, une étude publiée dans le American Journal of Health en 2011 dénombre plus de 400 000 mille victimes.En dépit de diverses politiques humanitaires, rien ne semble changer: la même étude estime qu’une femme au moins se fait violer par minute en RDC, en particulier dans la région des Kivu.

Une analyse trop restreinte du viol de la part des “experts”.

Et si l’analyse qu’en font les agences humanitaires était trop limitée ?

En règle générale, les ONG incriminent de façon non-définie la guerre en général (sans en préciser les causes), et les chefs de guerre sanguinaire (sans se poser la question de motivation). Les stéréotypes de genre dominent toute analyse sur le schéma d’hommes nécessairement mauvais exerçant une violence gratuite envers des victimes toujours féminines. Là-dessus se greffent des considérations ‘tribales’ aux relents essentialistes, voire racistes provenant d’ONG qui sont généralement domiciliées dans les anciennes puissances coloniales.

Celles-ci omettent de prendre en considération les données suivantes :

1) En toile de fond derrière les activités meurtrières des chefs de guerre et groupes armés, se profile une situation économique et politique complexe où dominent les intérêts de l’économie globalisée.

2) Les sociétés qui exploitent les mines pour le compte des multinationales ne possèdent pas d’armée privée et ont recours aux milices locales tant pour accéder aux mines que la mise-en-place de leur exploitation.

3) Le viol collectif est devenu une forme de terreur systématique exercée de plus en plus systématiquement dans des zones minières de la RDC exploitant les matières premières utilisées pour la fabrication des outils électroniques (par exemple dans la région de Walikale qui regorge de mines de cassitérite). La preuve en est qu’il est tout à fait possible de superposer, même grossièrement, une carte des mines sur celle des viols et des abus des droits humains[2].

Selon Venatie Bisimwa, activiste à Bukavu Le viol est l’arme la plus économique qui permet la destruction de communautés entières. Son association organise une grève annuelle d’une journée du téléphone portable, idée que nous désirons reprendre (voir plus bas).

4) Le viol n’est pas uniquement une ‘affaire de femmes’ puisqu’un nombre croissant d’hommes se compte parmi les victimes.

Une attitude réaliste alternative

Et pourtant, l’univers des finances de l’industrie est loin d’ignorer des corrélations aussi sinistres.

Le 22 août dernier, un des acteurs majeurs de l’économie américaine, la Securities and Exchange Commission a renforcé le Dodd-Frank Reform Act. Cette mesure, votée initialement en 2010, oblige les sociétés sur le marché public à dévoiler l’origine des minerais dont elles font le commerce, si ceux-ci se trouvent en RDC ou dans un des pays frontalier, soit l’Angola, le Burundi, le Centre-Afrique, Congo-Brazzaville, le Rwanda, le Sud-Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda et la Zambie. Ce qu’on a appelé la Loi Obama en RDC exige désormais des mesures concrètes et une surveillance accrue effectuée par des agences extérieures pour s’assurer de la transparence de toute transaction minière. Elle est le résultat de pressions exercées par des ONG telles que Human Rights Watch, le projet ‘Enough’ (assez) et Global Witness

. Des instances internationales s’en sont émues. Ainsi, l’OCDE a publié un guide recommandant le devoir de diligence pour des chaînes d’approvisionnement

responsables en minerais provenant de zones de conflit ou à haut risque.

Les effets se sont fait ressentir puisqu’un bon nombre de sociétés se sont pliées aux nouvelles directives. Ce n’est qu’un début, largement insuffisant sans une prise de conscience publique et mondiale.

Les insuffisances de la loi Obama

Les critiques de la ‘Loi Obama’ lui reprochent de soustraire les responsabilités au gouvernement congolais pour la remettre entièrement aux sociétés. Cependant, la corruption notoire aux plus hauts échelons de Kinshasa justifierait une accusation à son endroit. De plus, on a dit que cette loi a suscité un embargo total et une misère régionale accrue. Ces reproches ne prennent pas en compte que, depuis la promulgation de cette loi, les exportations clandestines se sont démultipliées. À cause de l’absence d’étiquetage, les minerais ont été transférés vers d’autres pays avant d’être expédiés, tout aussi frauduleusement, en Chine et en Malaisie, amplifiant une technique qui sert depuis des décennies à financer les milices à la solde des pays frontaliers avec le RDC. C’est ainsi qu’on arrive à des statistiques époustouflantes : il est probable que les deux Kivus (en RDC) ensemble produisent la plus grande quantité de casséritite sur le continent africain - cependant le Rwanda, qui n’en possède qu’une quantité infime, apparaît comme un des premiers exportateurs.

En dépit de tous ces problèmes réels qui exigent des solutions sur mesure, force est de convenir est que ce travail de fourmi menant à une régulation des pratiques est absolument primordial.

Le silence des organismes humanitaires

Alors, pourquoi les organismes humanitaires rechignent-ils mettre en avant le lien trouble entre viols, exploitation minière et économie globalisée ? Pourquoi ne travaillent-ils pas avec ces regroupements industriels, comme celui de l’étain l’ ITSCI (International Tin Supply Chain Initiative) et les quelques ONG qui planchent sur cette question, à peine entendues par le grand public[3] ? Que ce soit dans les rapports de Oxfam ou les derniers efforts du gouvernement britannique pour créer une cellule de crise sur le viol, on ne trouve que des poncifs. Certes, Amnesty dénonce ces chefs de guerre qui se battent pour le contrôle des ressources, mais qui, parmi ces militants contre le viol, nomme les bénéficiaires ou incrimine la fabrication des outils électroniques que nous utilisons tous ? Est-ce parce que ces organisations sont situées dans les pays qui abritent les sociétés condamnées déjà à maintes reprises pour leurs usages abusifs (comme Glencore en Suisse ou Anglo-Ashanti Gold en Angleterre) qui néanmoins financent des ’bonnes œuvres’, histoire de blanchir quelques fonds et se dédouaner ? Une hypothèse parmi tant d’autres...

Pour information, précisons que Glencore ,une des premières sociétés minières du monde, est connue pour son opacité. Cependant, de nombreux rapports font état de l'utilisation de main d'œuvre enfantine dans les mines au Congo, de pollution massive (Zambie, RDC), de recours à des paramilitaires pour accéder à des mines (Colombie) et ainsi de suite. Cependant, c'est une des sociétés les plus riches au monde domicilée en Suisse comme l'OMS et un nombre d'autres organismes humanitaires.

De même pour Anglo-Ashanti Gold , dénoncé par Human Rights Watch pour avoir versé des pots de vin au Front des Nationalistes et Intégrationnistes, le FNI) pour accéder aux mines au Kivu au Nord Est du DRC en 2005.Depuis, d'autres accusations d'abus sévères des droits humains dans d'autres mines ont suivi, en Colombie au Ghana et au Mali. Cette puissance société est côtée sur les bourses de New York, Johannesbourg,, Accra, Londres et à Sidney

Après tout, en Afghanistan, les États-Unis négocient bien avec les Talibans et consorts, tout en ayant mis en place des institutions dont le but serait (théoriquement du moins) le soutien et la promotion des droits des femmes.

Pour une technologie sans violence

L’Association FemAid, avec Women in War initie une campagne de sensibilisation qui doit mener à une journée mondiale de grève de téléphone mobile, afin que pression soit faite sur l’industrie pour apposer un sceau garantissant le non-recours au viol et aux abus des droits humains dans la fabrication de tout objet électronique.

Pour y aboutir, il faudra la participation de toutes les associations intéressées et surtout une prise de conscience planétaire des enjeux de nos pratiques quotidiennes.

Pour tout renseignement Contact FemAid info@femaid.org

Carol Mann, le 22 septembre 2012

Voir aussi l'article de Carol Mann et Alphonse Maindo publié sur le site ''Now Africa'' de septembre 2012:

Sexual Violence in the DRC: What Good is the Dodd-Frank Act?

L'article paru sur le site Egalité le 25 septembre 2012: Economie mondialisée et viol en RDC

L'article paru sur le site de Sisyphe, le 26 septembre 2012: Du viol en RDC à nos téléphones portables- La violence faite aux femmes, instrument de l'économie mondialisée

[1] Plus de 5,5 million de morts, 2,5 millions de réfugiés selon le ‘Enough Project’.
[2] selon les premières conclusion d’une commission d’enquête mise en place par le CEREPSAN à Kisangani et Women In War/Femaid à Paris.
[3] Principalement Human Rights Watch, le projet ‘Enough’ et Global Witness.